jeudi 2 juin 2016
mercredi 25 mai 2016
Daniel Templon : une histoire d'art contemporain
| Julie Verlaine, Daniel Templon, une histoire d'art contemporain, Paris, Flammarion, mai 2016, 413 p., 200 ill. |
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Lorsque Daniel Templon ouvre sa
galerie en 1966, le monde de l'art a profondément évolué depuis les marchands
d'art tels que Kahnweiler, Durand-Ruel
ou Vollard qui ont défini la profession à la fin du xixe
et au début du xxe
siècle. New York et l'art américain
font une entrée fracassante dans l'histoire de l'art et Daniel Templon est le
pionnier d’une nouvelle génération qui se saisit de cette nouveauté, élargit son
horizon, et réinvente le métier : celui de galeriste.
Ainsi, la trajectoire de la galerie reflète de manière vertigineuse non
seulement l'histoire de l'art de la seconde moitié du xxe siècle mais aussi les mutations
socioculturelles et économiques du milieu de l’art contemporain.
Cet ouvrage de Julie
Verlaine est le fruit d'une véritable enquête historique, par le
dépouillement des riches archives, et d’une abondante documentation imprimée,
qui
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reconstitue dans le plus
grand détail les activités de la galerie, et permet de prendre la mesure des
évolutions qui ont ponctué son existence et le paysage artistique
international. Le récit de ces 50 années est enrichi par les propos du
galeriste racontant ses rencontres, celle avec Catherine Millet à l’âge de 20
ans et ses découvertes des plus grands artistes contemporains tels que César, Ben Vautier, Carl
Andre, Frank Stella, Andy Warhol, ou Helmut Newton. Il donne ainsi les clés
de cette histoire, mais aussi de l’itinéraire atypique
qui a fait de lui un témoin privilégié des transformations artistiques,
économiques et politiques du dernier demi-siècle. Le livre est divisé en
trois parties correspondant aux trois âges de la galerie : sa naissance
(1966-1972), sa croissance (1970-1980) et sa maturité (depuis 1990).
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mardi 24 mai 2016
Femmes collectionneuses d’art et mécènes : figures et pratiques de l’engagement culturel au tournant XIXe-XXe
Rendez-vous avec l’Histoire
La Mairie du 11e et le Comité d’Histoire de la ville de Paris proposent une série de conférences consacrées au mécénat et à la philanthropie à Paris au XIXe et dans la première moitié du XXe.
Ce cycle de conférences se propose de tracer un portrait collectif de ces collectionneurs, « bienfaiteurs » et donateurs à travers quelques exemples, d’examiner leurs choix et la portée de ceux-ci, d’analyser un phénomène à la fois social et culturel, politique et symbolique.
Les derniers jeudis de chaque mois à 12h30 en salle des fêtes
Jeudi 28 janvier 2016
L’œuvre philanthropique des Camondo
par Anne Hélène Hoog, historienne, conservatrice des judaica, des collections historiques et des archives du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris
Jeudi 25 février 2016
Le «mécénacle» ou les cénacles littéraires
par Vincent Laisney, maître de conférences, Université Paris Ouest La Défense
Jeudi 31 mars 2016
La marquise Arconati Visconti , «bienfaitrice» des arts et des lettres
par Thérèse Charmasson, conservateur en chef du patrimoine, responsable du CRHST (Centre de recherche en histoire des sciences et des techniques), Cité des Sciences et de l’Industrie
Jeudi 28 avril 2016
Firmin Marbeau et le projet des crèches collectives au XIXème siècle
par Catherine Bouve, docteur en sciences de l’éducation (Paris Descartes), chercheur
Jeudi 26 mai 2016
Femmes collectionneuses d’art et mécènes : figures et pratiques de l’engagement culturel au tournant XIXe-XXe
par Julie Verlaine, maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
mercredi 30 mars 2016
Master "Patrimoine et musées" - réunion d'information
À
la rentrée 2016, une nouvelle mention de master « Patrimoine et
musées », conjointe entre les UFR 03 (Histoire de l’art et archéologie)
et 09 (Histoire) ouvrira à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. La
formation s’inscrit dans le développement récent des recherches sur les
institutions et les arts, sur l’histoire des musées et du patrimoine,
ainsi que sur l’histoire des politiques culturelles. Elle vise à une
insertion professionnelle dans le domaine de la valorisation du
patrimoine sous toutes ses formes, archéologique, historique,
artistique. Elle entend enfin développer une approche historique et
anthropologique des phénomènes patrimoniaux en termes d’institutions et
d’organisations, d’appropriation et d’appartenance. La
formation mobilise toutes les approches constitutives de l’histoire, de
l’archéologie et de l'histoire de l'art, ainsi que les sciences du
patrimoine. Elle permet ainsi d’entamer ou de poursuivre une formation à
l’interface de ces disciplines et des deux UFR.
Afin
de présenter les principes et l’architecture de la mention, le socle
commun de M1 et les différents parcours de M2, une réunion avec les
responsables du diplôme est organisée
lundi 11 avril à 18h30 dans l’amphithéâtre de l’Institut d’art et d’archéologie
3 rue Michelet, 75006 Paris.
Venez nombreux !
Retrouvez-nous également sur le site http://patrimoine-et-musees. univ-paris1.fr et suivez-nous sur Facebook et Twitter.
vendredi 5 février 2016
Le genre de l'archive ? Constitution et transmission des mémoires militantes
Les femmes ou les silences de l’histoire, tel était le titre d’un ouvrage de Michelle Perrot qui a été, on le sait, une de celles – et plus rarement de ceux – qui ont, en France, inventé l’histoire des femmes. Mais s’il y a silence de l’histoire n’y a-t-il pas aussi, trop souvent, silence des archives ? Qu’en est-il des « femmes en archives » ? Et quel est le rôle respectif des hommes et des femmes dans la constitution des fonds ? Donatrices ou légatrices, veuves parfois « abusives », dit-on, ne se sontelles pas effacées au profit des hommes en veillant à leur mémoire alors que la pareille ne leur était pas rendue ? Et qui sont les hommes qui ont veillé à la mémoire des femmes, sœurs, mères ou compagnes ? Quel est le sort réservé aux couples militants ? Une femme construitelle sa mémoire autrement qu’un homme ? Un homme construit-il la mémoire d’une femme autrement que celle d’un homme ? Ces questions, qui ne sont évidemment pas atemporelles mais qu’il faudra poser en tenant compte de l’histoire des rapports de sexe, comme de l’histoire des professions d’archivistes et d’historien-ne-s irrigueront la journée genre de l’archive organisée le 11 février par le Centre d’histoire sociale du xxe siècle (CHS) et le Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (Codhos). Il s’agira d’un domaine bien particulier, celui de l’histoire du militantisme : militantisme ouvrier où l’émancipation a été longtemps symbolisée par une figure prolétarienne généralement virile ; mais aussi militantisme féministe, qui s’est préoccupé dès longtemps de mémoire – pensons à la bibliothèque Marguerite Durand, du nom de sa fondatrice ou à l’encyclopédie féministe d’Hélène Brion, ou encore à la récente création d’Archives du féminisme, sans parler de divers dictionnaires. On attend de cette journée d’études, non pas des réponses définitives aux questions posées, ce qui serait illusoire et présomptueux, mais bien plutôt une lecture des archives du social en termes de genre.
Programme
9 h Accueil des participants par Françoise Blum
9 h 15 Introduction par Michelle Perrot
9 h 45 Session 1 Femmes et archives
Présidence Michelle Perrot
- Éric Lafon (MHV), Duclos/Rebérioux : masculin/féminin de l’archive
- Colette Avrane, Femmes sans archives : d’Hélène Brion à Berthe Fouchère
- Alicia Leon Y Barella (Université Paris 1), Rossana Vaccaro (CHS XXe siècle), Construire la mémoire d’une militante : le cas de Bernadette Cattaneo
10 h 45 pause
- Julien Pomart (FMSH), Entre genre et nombre, une féministe et sa famille : le fonds Marguerite Pichon-Landry
- Lucie Guesnier (CHS du XXe siècle), Compagne d’Aragon et Triolet : Suzanne Arlet, écrivaine et militante
Discussion
14 heures Session 2 Couples militants
Présidence Julien Pomart
Keynote par Sylvie Chaperon (Université de Toulouse, archives du féminisme), Les féministes et leurs archives
- Marie-Geneviève Dezès (IFHS), L’intime dans l’archive à l’IFHS, trois exemples : archives de couple (Pauline Roland et Jean Aicard, Louis et Gabrielle Bouët), archives de femme (Hélène Brion, Hélène Gosset, Renée Lamberet), cotes personnelles d’archives masculines (Paul Delesalle, Maurice Dommanget)
- Franck Veyron (BDIC), Où est donc Jeanne Halbwachs ? : à propos du fonds Michel Alexandre
- Michel Prat (CEDIAS-Musée social), Le fonds Schwalbach : archives d’un couple militant
15 h 15 pause
- Isabelle Lassignardie (Archives du PCF), Annette Vidal : secrétaire-archiviste d’Henri Barbusse
- Annette Wieviorka (IRICE), L’inégalité archivistique dans le couple : l’exemple de Maurice et Jeannette
Conclusion Julie Verlaine (CHS XXe siècle)
dimanche 31 janvier 2016
L'histoire de l'art et de ses acteurs au prisme du genre
Séminaire Genre et société / genre et histoire
Université Lumière Lyon 2
Jeudi 4 février (ISH, 9.30-17h30) : Genre et arts. Acteur-es et représentations (Coordination : Anouk Delaigue et Charlotte Gobin)Julie Verlaine : « L'histoire de l'art et de ses acteurs au prisme du genre : réflexions sur la réduction du "gender gap" à l'époque contemporaine »
Émilie Goudal : « La représentation artistique des femmes en guerre d’Algérie : interaction du tropisme de genre dans la décolonisation du regard ? »
Programme complet du séminaire
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